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Les fourmis du Pérou.

 


Je ne vous parlerai pas du Machu Picchu ; les livres le font très bien.
Je voudrais vous décrire, telles les fourmis besogneuses rencontrées en Amazonie, les sherpas descendant du Machu Picchu. Nous autres, les quatre soixante huitards équipés Lafuma, descendions précautionneusement quand surgirent une vingtaine d'hommes avec d'énormes ballots sur les épaules. Nous fûmes obligés de nous mettre de côté afin de ne pas freiner leur rapide dégringolade. Nous étions médusés de les voir descendre avec autant de rapidité, survolant ce sentier de pierres saillantes. Nous avons supposé que c'était le poids de leur fardeau qui les projetait dans la descente. De plus, ils venaient de parcourir la vallée sacrée des Incas soit 4 à 5 jours de marche. Ces pauvres hommes transbahutaient tout le matériel des touristes faisant le trek. Certains étaient chaussés de maigres sandales, d'autres étaient pieds nus. Certains jeunes, d'autres âgés, tous haletaient bruyamment, suaient abondamment.
Nous pensions que c'était bien moche d'utiliser ces personnes pour transporter tout ça, tentes, matelas, duvets, batterie de cuisine, bouteilles de gaz et même chaises longues.
Nous avons appris plus tard que ce travail ne pouvait être fait par des ânes ou des mulets à cause de la topographie du terrain et que ce labeur, même épisodique, était assez bien rémunéré par rapport aux travaux agricoles ou de la mine. Ceci nous a un peu réconfortés

Mado